Apr 042013
 

moleculeLes systèmes de la gouvernance de l’information

Le flux information et la gouvernance de l’information ne sont pas évident à définir, car c’est loin d’être binaire. C’est une démarche qui s’appuie sur des règles de compréhension très structurantes. On peut travailler le flux information à tous les niveaux, sous de très différentes formes, avec de différents outils. Sa gouvernance elle, a beaucoup moins d’options, elle nécessite de faire partie intégrante de l’organisation. Encore faut il être capable de définir son périmètre et ses missions. Voici donc une définition par systèmes qui peut être utilisée pour cadrer les objectifs et orientations d’une entité ou rôle devant piloter le flux Information à un haut niveau.

FORMAT

L’information est à considérer comme étant indifféremment portée par un document papier, un document numérique, un élément ou ensemble d’une base de données, un flux transactionnel, une vidéo, une bande sonore, une photo, un commentaire, un email, une note donnée à un article, un échange de messagerie instantanée, etc. Chaque objet porteur est potentiellement à identifier et a un cycle de vie adapté.

ENJEUX

La gouvernance de l’information couvre l’ensemble du cycle de vie de l’information, favorise la création de valeur et diminue les risques. C’est une discipline. Elle ne se résume pas à un concept marketing ou de vente. Elle n’est pas exclusivement orientée documents ou données. Et elle n’est pas exclusivement pensée en termes de gestion de vulnérabilités.

CULTURE

La gouvernance de l’information est une transformation culturelle de l’organisation, où l’influence joue un grand rôle. L’apport de services doit être particulièrement adapté aux processus opérationnels existant dans l’organisation et la valeur ajoutée de la démarche tient dans sa capacité à rester globale, tout en restituant une vue rare et originale de l’organisation étudiée.

CHANGEMENT

Une démarche globale de gouvernance de l’information provoque très souvent un changement. Or tout changement s’accompagne d’une remise en cause. Et toute remise en cause consiste en partie à « détruire » une perception, ou une idée préconçue. Accepter une remise en cause est le premier pas vers une meilleure maîtrise de l’information

SYSTÉMIQUE

La gouvernance de l’information est une discipline « simplement » complexe, une approche analytique mènerait à une consommation d’énergie faramineuse. Un raisonnement systémique permet de suivre les phases humaines de changement, et de travailler par couches de plus en plus fines.

Cet article fait partie d’une série qui a comme objectif de donner différents manières de définir le flux information et sa gouvernance. L’ensemble se trouve dans livre GouvInfo sur la gouvernance de l’information que vous pouvez télécharger gratuitement.

Mar 282013
 

L’observatoire GouvInfo a remis son livre sur la gouvernance de l’information. Si l’année dernière il était question de ponts entre les experts, cette année le livre s’oriente vers des îles et se titre “Océan bleu”. Tout comme les ponts représentaient la capacité d’une instance de gouvernance à relier des experts entre eux, les îles elles, parlent de ces experts et valorisent leurs rôles et importances dans nos organisations. L’ensemble forme un océan bleu, vaste espace non concurrentiel, où chacun a sa place et où leur développement est favorisé par une entité qui s’occupe du flux Information dans son ensemble.

Le livre comprend 25 témoignages de ces experts, mais qu’en est il des participants à l’observatoire ? – Qui sont ces les participants à cette seconde édition ? – Voici une présentation de l’enquête, ainsi que quelques éléments de réponses.

L’enquête s’est déroulée de Juillet à Novembre 2012 par l’intermédiaire d’un outil en ligne. Cet outil était accessible par invitation reçue après qualification automatique d’adresse e-mail. Elle repose sur un questionnaire composé d’une base de questions obligatoires, puis de 7 regroupements de réponses optionnelles (nommées extensions). Le tout compose un ensemble de 17 parties proposant en total 395 options de réponses.

Sur le plan pratique, l’observatoire de cette année était très ambitieux. Structuré autour d’un site web portant la thématique de l’enquête, il était composé d’une base de questions communes et d’extensions. La richesse issue de cette enquête est le résultat du large éventail des sujets couverts. La participation à ce questionnaire se faisait grâce à un code d’invitation envoyé par e-mail. Les réponses étaient par défaut anonymes, ou non, suivant le choix du participant. Chaque personne ayant participé avait la possibilité de faire partie de la communauté et de participer à la constitution de ce livre. Et de contribuer à la suite… – 1226 personnes ont participé à ce questionnaire. La participation est presque le triple de celle de l’année 2011.

La représentation au niveau des secteurs d’activité, présente une hausse sur les secteurs « Industries extractive et manufacturière », ainsi que « Production et distribution eau, gaz, électricité, gestion des déchets », et une baisse au niveau de « Information et communication (services, conseils, édition de logiciels) ».

 

De façon synthétique, le profil du participant type à cet observatoire est un décideur (56%) d’une grande organisation de plus de 500 salariés (59%). Ses décisions se déclinent sur plus de 6 personnes (61%). Ce participant se considère d’abord comme un communicant (41%), puis un gouverneur et un influenceur (35%), et enfin un analyste (33%).

Il considère qu’il existe une instance de gouvernance de l’information pour 32%, et qu’il y a une réflexion en cours pour 18%. Soit un total de 50%, pouvant représenter une entité prenant en compte le flux Information.

Enfin, face à l’information, le participant considère être, dans l’ordre, un communiquant, un gouverneur, un influenceur puis un analyste. C’est donc un profil plus orienté vers du management ou de l’exécutif mais opérationnel (plutôt des Directeurs et de Manageurs). Il a comme mission de porter des messages autour de lui, en vue de leurs adoptions. Concernant les sujets, cela n’apparait pas dans les graphiques, mais dans les réponses, on trouve un très grande richesse de métiers (marketing, commercial, risque, juridique, R&D, DSI, …), et les expertises qui ressortent sont très mélangées : autour des documents physiques, numériques, des données, de l’architecture d’entreprise, du Knowledge Management, du Records Management, de la sécurité de l’information, des données personnelles, … .

Ce qui est peu surprenant, car le flux Information est l’affaire de nombreuses personnes dans une organisation. D’où la question “qui gère tout cela ?”, ce qui renforce la légitimité de l’instance de gouvernance.

Pour aller plus loin, vous pourrez récupérer le livre blanc “Océan bleu” sur la gouvernance de l’information. Il contient de très belles informations et témoignages, et vous pouvez le télécharger sur GouvInfo.