Mar 202012
 

L’information est un pont entre la réalité et l’activité humaine. Informer consiste à faire passer une connaissance à autrui. L’information est d’abord l’acte d’informer, puis l’objet immatériel que l’on transporte, c’est-à-dire les faits et les idées qui ont un sens pour celui qui les fait passer et, a priori, le même sens ou un sens proche, pour ceux à qui ils sont transmis par la voix, par l’écrit, par les ondes, par les réseaux.

Cela commence avec le premier marathonien, Phidippidès, qui en ~490 avant J.-C. court 42 km pour annoncer la victoire à son camp. Puis, parmi bien d’autres, les marins qui envoient des sémaphores, les garde-champêtres qui, munis de leurs porte-voix, diffusent les avis à la population, les Archives de la Planète d’Albert Kahn qui au début du XXe siècle relient la vie quotidienne des peuples du monde aux ethnologues et au grand public, les journalistes de presse, de radio et de télévision, jusqu’aux images de violence révolutionnaires capturées par un i-Phone qui font le tour du monde, le tweet-choc ou le tweet-tilt retwitté à l’envi, sans oublier les historiens et les préhistoriens qui font le lien entre ce qui a existé et la vie d’aujourd’hui, voire les prophètes et les Cassandre qui jettent un pont entre le futur et le présent…

L’objectif de l’information est d’un côté la volonté ou la responsabilité de faire passer du savoir à son réseau professionnel ou personnel, au travers de ponts technologiques et organisationnels ; de l’autre, le désir ou le besoin de savoir, de comprendre la réalité du monde dans lequel on vit, ou d’agir en complétant ou transformant l’information reçue pour en produire une autre, autrement dit pour construire un nouveau pont.

Cette transmission, cette information a deux exigences : la confiance entre l’informateur et l’informé, et l’utilité des données. La confiance est faite de valeurs partagées, sans quoi on verse dans la manipulation ou la propagande. L’utilité de l’information se mesure en termes de pertinence (elle me concerne), redondance (je ne l’ai pas déjà, qu’est-ce que cela m’apprend de plus ?) et d’exploitabilité (je peux la réutiliser et je sais comment). Sans confiance et sans utilité, on n’a plus d’information mais de l’in-information ou de la dés-information.

Notre horizon numérique est couvert de ponts informationnels qui se combinent, se chevauchent, se croisent, si nombreux que l’on a du mal à s’orienter dans cette jungle de ponts : de la passerelle au viaduc, des massives piles au pont flottant, du pont suspendu au pont d’Avignon…

Il apparaît indispensable de recourir à un architecte de l’information mais aussi à un urbaniste des systèmes d’information si on ne veut pas se retrouver dans un monde numérique enchevêtré à la mode de Piranèse où l’on ne sait plus très bien si on monte ou si on descend, si on recule ou si on avance. Et bien sûr, pour rendre tout cela possible, il faut des lois, des règles, une gouvernance.


 NOTE : Cette tribune libre est extraite du livre blanc de la gouvernance de l’information.

Elle a été réalisée par Marie-Anne Chabin, Blogueuse, Présidente du cabinet Archive 17, enseignante au CNAM et secrétaire général de l’association du CR2PA, pour la promotion de l’archivage managérial – blog: www.marieannechabin.fr

Mar 072012
 

Mieux piloter l’information, est une quête que beaucoup de personnes souhaitent réussir, mais le comment est une vraie question. Bien sûr une première étape serait déjà de bien comprendre la vue d’ensemble, la vue de la gouvernance de l’information :

  • Une instance, des fondamentaux, des principes, des offres de services riches, une légitimité à relier les centres d’expertises entre eux.

Ok, c’est un point de vue qui mérite attention, et même si vous faites partie de ces 80% de la majorité attentiste qui sera rassurée lorsque le sujet aura fait ses preuves, quelque part, avouez le, vous aimeriez sûrement y aller, la question est comment ?

Un petit outil a été réalisé par la société 3org pour justement arriver à dégrossir le comment. Cet outil fonctionne en vous aidant à vous positionner selon 8 profils types de personnes ayant une capacité à impacter des projets autour de la gouvernance de l’information. Et à chacun de ces profils correspond des approches et missions adaptées.

Qui êtes-vous ? – Des éléments de réponses grâce à cet outil d’aide à la décision

Aprés tou, avec recul, une bonne gestion d’information, est-ce vraiment l’implémentation d’un outil de GED ou de Master Data Management ou d’Archivage ou de collaboratif ou … ? – L’implémentation d’une solution technique va-t-elle vraiment vous permettre une meilleure gouvernance de l’information. A moins que cela ne soit l’intervention d’un cabinet de conseil pour rédiger une très conséquente et fort compliquée politique de gestion de l’information (conservation, données personnelles, classification, E-discovery, …).

Pas évident surtout lorsque l’on commence à avoir de nombreux retours sur des projets en échecs car de nombreuses dimensions n’ont pas été prise en compte :

  • l’utilisateur considéré comme un bout de la chaîne en situation de soumission face à l’outil,
  • des documents structurants qui ne sont compréhensibles que par leurs réalisateurs, au mieux par des juristes,
  • des sponsors qui sponsorisent des choses qu’ils ne comprennent pas vraiment,
  • des chefs de projet qui pilotent sans avoir la possibilité de prendre de la hauteur et de se raccrocher aux impératifs stratégiques de l’organisation.

Et franchement personne n’a dit que c’était facile, … encore moins lorsque l’on commencé le projet et qu’on a le nez dedans.

 L’approche du cabinet 3org, est simple. Avant de conduire, ou faire évoluer un projet permettant une meilleure gouvernance de l’information, il préconise d’embrasser une vue globale des fondamentaux autour de l’information, puis de travailler de façon systémique par petits pas. D’où des formations courtes, des actions de mentorat, et des offres rapidement réalisables et apportant des matériaux concrets. Bref, une démarche qui va en sens inverse de ce dont nous pourrions être habitué : Tout tout de suite au risque que cela ne soit rien jamais ! – Ne vaut-il pas mieux prendre le risque d’investir entre 5K€ et 15K€ pour comprendre une problématique et la porter en interne, ou entre 100k€ et 500K€ pour construire un silo, dans le meilleure des cas, couteux à connecter aux autres silos. L’outil lui est gratuit, cela mérite de satisfaire sa curiosité : Aide à la décision pour commencer ou faire évoluer un projet de gouvernance de l’information

 Autocritique : Le marché est il prêt à accepter et soutenir ce type de démarche ?

 

Qui êtes-vous ? Des éléments de réponses grâce à cet outil